Dans l’article précédent, nous avons vu que les métaphores sont comme des fenêtres. Lorsque la logique se heurte à une porte fermée, une image bien choisie peut parfois laisser entrer la lumière.
Une métaphore ne cherche pas à convaincre ni à forcer une idée. Elle propose simplement une histoire qui amène le cerveau à associer les choses autrement, à créer de nouveaux liens et, parfois, à ouvrir de nouvelles possibilités.
C’est d’ailleurs pour cette raison que les métaphores sont souvent utilisées en hypnose : elles permettent d’explorer une idée ou une émotion sans confrontation directe, en laissant l’imagination faire son chemin.
Aujourd’hui, je vous propose une petite histoire métaphorique. Une histoire simple. Une histoire de grenouilles… et d’un concours un peu particulier.
Chaque année, au bord de l’étang, les grenouilles organisaient un événement très attendu : le grand concours annuel de saut.
Au centre de la clairière se dressait un vieux muret de pierre, haut, rugueux et presque vertical.
La règle était simple : la première grenouille qui atteindrait le sommet serait sacrée meilleure grenouille de l’année.
Le jour du concours, la foule était nombreuse. Parmi les participantes se trouvaient de solides grenouilles, musclées et puissantes.
Et puis… il y avait une petite grenouille frêle, qui d’habitude restait en retrait, mais pas ce jour-là.
En la voyant s’approcher du muret, certaines éclatèrent de rire.
— « Regardez-la ! »
— « Elle est toute maigre ! »
— « Elle ne sautera même pas à mi-hauteur ! »
Le concours commença.
Les grosses grenouilles sautèrent les premières. Elles bondirent, glissèrent, retombèrent.
Une fois.
Puis deux.
Mais le muret était vraiment trop haut.
Petit à petit, elles abandonnèrent.
La petite grenouille frêle, elle, continuait.
Elle sautait.
Retombait.
Puis sautait encore.
Au début, les autres se moquaient.
— « Arrête, tu vas te ridiculiser ! »
Puis les moqueries laissèrent place aux cris :
— « C’est trop dangereux ! »
— « Tu vas tomber ! »
— « Arrête maintenant ! »
Mais la petite grenouille continuait.
Encore un saut…
Puis un autre…
Encore un…
Et soudain…
Contre toute attente…
elle atteignit le sommet du muret.
Toute la foule resta bouche bée.
Les grenouilles au pied du mur criaient maintenant toutes ensemble.
La petite grenouille se retourna vers elles et lança :
« COAAAAAA ?! »
Puis elle ajouta :
— « Désolée…
je ne vous entends pas. Je suis sourde. »

Et vous, qu’en pensez-vous ?
Les métaphores ont quelque chose de particulier : on peut entendre la même histoire et y voir un sens différent.
Certains y verront une histoire sur la confiance en soi. D’autres penseront aux critiques que l’on entend parfois autour de soi. D’autres encore y verront simplement une petite fable amusante.
Et vous, qu’est-ce que cette histoire vous évoque ?
Je serais curieux de lire votre interprétation. N’hésitez pas à partager votre réflexion en commentaire.
Dans un prochain article…
Les métaphores ont parfois cette capacité étonnante : elles montrent une chose… et révèlent tout autre chose.
Je vous raconterai bientôt une courte histoire, celle d’un voyageur confronté à un danger très particulier.
Une métaphore simple, mais qui peut parfois changer complètement la manière dont on réagit face à certaines difficultés.
Rédigé par mes soins, avec assistance de ChatGPT pour les images.
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