À vos marques… prêts… transformez !

Il arrive parfois qu’une peur surgisse sans prévenir.

Un bruit devient insupportable.

Une sensation dans le corps revient toujours au même moment, comme si elle suivait un scénario bien précis.

Et si, parfois, le problème ne venait pas seulement de ce qui est vécu… mais de la manière dont c’est représenté intérieurement ?

Car nous ne vivons pas seulement les choses : nous les ressentons aussi à travers des images, des sons, des sensations, des impressions internes. Et lorsque l’on modifie certains éléments de cette expérience intérieure, il arrive que ce qui semblait figé commence à bouger.

Pas toujours de façon spectaculaire.

Pas forcément d’un coup.

Mais suffisamment, parfois, pour que quelque chose se transforme.

Voici trois exemples très simples.


1. Quand un loup devient ridicule


Un jour, ma fille me dit qu’elle a peur de s’endormir, parce qu’un loup vient l’effrayer le soir.


Je lui demande alors :


— Donc, si je comprends bien, au moment de t’endormir, il y a un loup qui vient te faire peur ?

— Oui, c’est ça.

— Et à quoi il ressemble, ce loup ?

— Il est horrible. Il a des yeux qui brillent, des dents pointues, et de la bave au coin des lèvres.


Évidemment, présenté comme cela, le loup est terrifiant.


Alors, plutôt que de lutter contre lui, je lui propose un jeu :


— Comment on pourrait faire pour qu’il soit moins effrayant ? Par exemple, ses yeux, tu pourrais les transformer comment ?

— Je ne sais pas… peut-être qu’il pourrait loucher ?

— Ah oui, ça c’est bien. Et quand il louche, ça change quoi ?

— Ah bah… c’est déjà différent.


Puis nous continuons.


Un petit chapeau comique apparaît sur sa tête.

Une dent sur deux se retrouve cassée.

Sa langue pend sur le côté.

Quand il veut parler, il balbutie.

Et pour couronner le tout, quelques crottes de nez deviennent visibles.


Autrement dit : l’image initiale perd peu à peu son pouvoir.


Nous avons bien ri. Et c’est la dernière fois qu’elle m’a parlé de ce loup ou qu’elle m’a dit avoir du mal à s’endormir à cause de lui.


Dans ce genre de situation, on ne raisonne pas contre la peur. On transforme l’expérience qu’elle en a. Ce qui paraissait menaçant devient étrange, puis amusant, puis presque absurde.


Et parfois, cela change tout.


Illustration en bande dessinée d’une petite fille qui rit face à un loup imaginaire devenu ridicule, avec chapeau comique, yeux qui louchent et air maladroit.

2. Quand un bruit agaçant devient autre chose


Autre registre cette fois, davantage auditif.

Une personne me dit un jour :


« Le soir, je suis agacé parce que les radiateurs claquent toujours à la même heure pendant une dizaine de minutes. Ça me réveille, et ensuite je n’arrive plus à me rendormir. Je suis trop énervé. »

Je lui réponds :

« Je comprends. On va faire un petit jeu. Il suffit d’utiliser ton imagination pour voir ce que cela change lorsqu’on transforme la manière de percevoir un son. »

Je produis alors volontairement un son agaçant en grattant rythmiquement le cuir du siège avec l’ongle.

Puis je demande :


— À quoi d’autre cela pourrait te faire penser ?

— À quelque chose de plus agréable ?

— Ou plus drôle, ou plus sympathique.


Après un instant, la personne me répond :


— Finalement, ça me fait penser à une craie blanche sur un tableau noir.

— Ah, et qu’est-ce qu’elle dessine, cette craie ?

— Des fleurs.


Le son n’est déjà plus tout à fait le même.

Alors je poursuis :


— Et les radiateurs qui claquent, ça pourrait te faire penser à quoi ?

— Ah, ça j’ai trouvé tout de suite. À un cheval qui marche sur des pavés. Il est majestueux.

— Très bien. Et quand tu entends cela comme ça, qu’est-ce que ça change ?

— Eh bien… c’est complètement différent.


Ce qui est intéressant ici, c’est que le son extérieur n’a pas changé. Ce qui change, c’est l’association intérieure. L’expérience n’est plus codée de la même façon. Là où il y avait irritation, tension et anticipation de l’énervement, il peut apparaître autre chose : une image, une poésie, parfois même une forme de plaisir.


3. Quand une sensation dans le ventre devient modulable


Il existe aussi tout un pan de ce travail qui passe par les sensations corporelles.

Par exemple, une personne me dit :


« À chaque fois que c’est la veille d’une réunion, j’ai mal au ventre. Toujours de la même façon. Et uniquement la veille des réunions. »

Je prends d’abord soin de vérifier le cadre :


— Tu as fait les examens médicaux nécessaires, et rien de particulier n’a été retrouvé ?

— Oui.


Alors je lui demande de décrire cette sensation.


— Ça fait comme quelque chose de très lourd, ici, sous l’estomac.

— D’accord. Et si cette sensation avait une forme, intuitivement, ce serait quoi ?

— Une étoile.

— Une couleur ?

— Bleue.

— Une température ?

— Froide.

— Une matière ?

— Comme du plomb.

— Un mouvement ?

— Ça appuie, mais c’est fixe.


Et ainsi de suite.
Petit à petit, quelque chose de vague devient plus précis. La personne commence à repérer comment son expérience est organisée intérieurement.

Puis vient une autre étape :


« Tu viens de mettre en forme quelque chose que ton cerveau exprime à sa manière. Et parfois, lorsqu’un message intérieur s’est installé depuis longtemps, il peut être utile d’en modifier la forme pour permettre à autre chose d’apparaître. On ne nie pas le message. On cherche simplement une autre manière de l’entendre. »


Je demande alors :


— Quel paramètre voudrais-tu changer en premier ?

— La couleur.

— Tu la voudrais comment ?

— Verte.

— Très bien. Mets-la en vert… un peu comme l’herbe ?

— Oui.

— Et maintenant qu’elle est verte, qu’est-ce que cela change ?

— C’est plus léger.


Et à partir de là, nous continuons.

Une chose change, puis une autre.

La matière devient moins dense.

La température varie.

Le mouvement se modifie.

La forme s’arrondit parfois.

Le symbole devient moins envahissant, moins figé, plus modulable.


Et lorsqu’une personne peut à nouveau “jouer” avec une sensation au lieu de la subir passivement, il se passe déjà quelque chose d’important.

Bien sûr, lorsqu’il s’agit de douleur ou de manifestations corporelles, ce type d’accompagnement demande toujours du discernement. Il ne remplace pas un avis médical, ni les vérifications nécessaires. Il s’inscrit dans un cadre précis, respectueux de l’utilité éventuelle du symptôme et de ce qui doit d’abord être exploré sur le plan médical.


Transformer, ce n’est pas nier


Dans ces trois exemples, il ne s’agit pas de faire semblant que tout va bien.

Il ne s’agit pas non plus d’imposer une pensée positive.

Il s’agit plutôt d’observer qu’une expérience intérieure n’est pas toujours figée.

Une image peut changer.

Un son peut évoquer autre chose.

Une sensation peut se modifier lorsqu’on en transforme certains paramètres.

Et lorsque la forme intérieure change, la réponse émotionnelle, elle aussi, peut évoluer.

Le loup perd sa terreur.

Le radiateur perd son agressivité.

La sensation dans le ventre perd de sa rigidité.

Parfois, ce n’est pas l’événement qu’il faut changer en premier.

C’est la manière dont il existe en nous.

Illustration en bande dessinée d’une petite fille calme et souriante dans sa chambre, entourée d’éléments symbolisant la transformation d’une peur, d’un son et d’une sensation intérieure.

Et vous, parmi vos images, vos sons intérieurs ou vos sensations, y en a-t-il une que vous aimeriez apprendre à rendre plus légère, plus douce… ou simplement différente ?


À vos marques…

Prêts ?

Transformez.


Rédigé par mes soins assisté par ChatGPT pour les images.